Peut-on se payer le luxe de commenter la Bible dans nos églises ou dans les médias, en veillant soigneusement à ce qu’elle ne dérange personne, allant même parfois jusqu'à en arracher des pages ? À cet égard, voici quelques considérations dont le parti pris sautera aux yeux, peut-être à la gorge. Et suscitera, on l’espère, des réactions.

Il y a quelques semaines, lors du dimanche de Pâques, j’avais deux raisons de ne pas me brancher sur le Service protestant de France Culture : la grève de Radio France et les considérations gentiment poétiques qui tiennent de plus en plus lieu de prédication et dont on se demande quelle est leur utilité vu qu’elles caressent (c’est le mot) l’auditeur dans le sens du poil en l’incitant à surtout ne rien changer. Dormez, braves parpaillots. Le Seigneur vous aime. Non seulement il vous aime, mais il vous aime comme vous êtes. Surtout, ne changez rien. Laissez-vous bercer par les versets iréniques que nous aurons sélectionnés pour vous, et laissez-nous vous démontrer que les versets les plus raides sont de l’histoire périmée ou du bluff. Quant aux histoires incroyables dont la Bible regorge, n’allez surtout pas les croire : ce ne sont que symboles. Il y a même parmi nous des pasteurs qui ne croient pas que le Christ est vraiment ressuscité, même s’ils le récitent dans la liturgie. Quant à vous, auditeurs de hasard, ne craignez point : vous êtes aimé ; revenez la semaine prochaine.

Miracle dans le poste

Je ressassais ces ironiques et peu iréniques considérations en ce dimanche de la Résurrection, tout en me calant avec crainte et tremblement sur France Culture. Et là, une voix de femme s’oppose d’un ton à la fois calme et net aux arracheurs de pages qui récusent les miracles un par un, à commencer par la résurrection du Christ. Évoquant les apôtres, elle ose dire : « Si ces gens-là ont risqué leur vie pour que ce message parvienne jusqu’à moi, je me dois de prendre au sérieux ce qu’ils disent. Je ne peux pas balayer d’un revers de la manche leur sacrifice, ils ne sont pas morts pour rien mais pour transmettre un message qui allait bouleverser toute notre conception de l’humanité et renverser toutes nos élucubrations sur Dieu. »

Je me souviens que je m’étais converti largement sur cet argument : au bout d’un moment, il m’était apparu impossible que les apôtres aient risqué leur vie pour des affabulations, pour des illusions, ou pour un pendu qui serait resté pendu, comme aurait presque dit Voltaire. Mais l’intervenante en remet une couche : « Pour nous, aujourd’hui c’est un peu facile de nier la résurrection, en tout cas en France, contrairement au Moyen-Orient où le christianisme est très minoritaire. Nous ne craignons ni le bagne, ni le fouet. Nous pouvons tenir tous les discours spiritualisants ou rationnels des héritiers de Descartes et de la science pour étayer nos théories, sans même risquer l’excommunication… » Prends ça dans le ventre. Oui, ici, on peut dire n’importe quoi sans frais, sans risque. On peut délayer le message jusqu’à dose homéopathique et on finit par ne plus prêcher qu’à des bancs vides : pourquoi les paroissiens se déplaceraient-ils pour entendre des berceuses alors qu’on est si bien dans son lit le dimanche matin ? Et quelles personnes de passage auront envie de revenir si tout ce qui fait la saveur de l’Évangile est dilué jusqu’à la fadeur ? Qui ne voit aujourd’hui l’accomplissement de cette annonce qu’un enfant de 5 ans aurait pu faire : « C’est vous qui êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens. » (Mt 5.13)

Mais la prédicatrice de ce dimanche matin ne manque pas de sel, ni même de piment : « Quant à moi, franchement, j’ai un total respect pour les premiers témoins de l’Évangile. D’un autre côté, je comprends bien que notre raison se révolte et refuse d’accorder du crédit à ces histoires de miracles, de surnaturel. Mais voilà : refuser un miracle, c’est comme arracher une page de la Bible. Quel miracle vais-je refuser ? Quelle page de la Bible vais-je déchirer aujourd’hui ? La résurrection ? Mais alors aussi la conception virginale de Jésus, la marche sur les eaux, les lépreux purifiés, les aveugles qui voient, la tempête apaisée, les pains multipliés, sans oublier le buisson ardent, le passage de la mer Rouge, l’âne de Balaam qui se met à parler, ou la voix du Christ qui résonne sur le chemin de Damas au moment du passage de Saul de Tarse… Quel est le plus grand miracle ? Quel est le plus insupportable miracle pour nos consciences modernes ? » Le miracle, il était dans le poste, en ce dimanche de Pâques. Merci, Corinne Akli.

Au sécateur

Franchement, il y avait longtemps que j’attendais ça. Souvent, j’ai pesté contre tel prédicateur ou telle pasteure qui arrachait trop de pages de la Bible à mon goût, et qui aurait eu un zéro pointé en français ou en philo rien que sur le plan de l’analyse de texte. Il ne s’agit pas de marteler une parole raide, crispée, mais d’aider par une exhortation qui prend au sérieux ce que dit l’Écriture et qui tente de se soumettre à elle au lieu de se la soumettre. Cela n’empêche pas l’interprétation, la contextualisation, l’herméneutique, l’étude des langues bibliques, l’enquête sur la façon dont le corpus biblique s’est constitué, etc. Tout cela, je le fais, même si ça secoue ma foi – mais ce qui secoue épure aussi. Seulement, chez certains et certaines, cela finit pas donner une théologie chic et pas choc, et ce qui est le pire, presque négationniste.

J’ai dit un gros mot ? On trouve que j’exagère ? Pourtant, voilà qu’un jour je découvre que le troisième président des États-Unis (dont quelqu’un m’a fait remarquer qu’il se prénommait fort opportunément Thomas) a eu le culot ou le courage de prendre, concrètement, une paire de ciseaux et de découper dans la Bible tout ce qui lui paraissait incroyable ou inacceptable. C’était Jefferson. « Six ans avant sa mort, en 1820, Jefferson a produit son propre volume relié de cuir intitulé « La vie et la morale de Jésus de Nazareth », comprenant 84 pages. Il avait alors éliminé tout ce qui dans la Bible concernait les miracles, ayant notamment terminé le récit évangélique de l’exécution et de l’enterrement de Jésus, en omettant l’anecdote de la résurrection. » Avec d’autres paramètres, mais dans des proportions analogues, Marcion l’avait précédé aux Ier et IIe siècles de notre ère ; on dit même qu’il a été l’inventeur de la tronçonneuse…

Fidélité de massorète ?

Il y a une parabole de Jésus qu’on aimerait bien découper pour la mettre au feu (deux petits versets de rien du tout) : celle de la paille et de la poutre (Luc 6.41-42). Ici, que me dit-elle ? Elle me dit : toi aussi, tu arraches des pages. Toi aussi, tu te demandes quoi faire des guerres de l’Éternel dans le livre de Josué. Toi aussi, tu te demandes pourquoi cette brute fornicatrice de Samson figure dans la liste des héros de la foi (Hé 11.3). Toi aussi, tu te demandes si certains miracles sont « vraiment vrais », même si tu en as vu quelques-uns. Toi aussi, tu as quand même un peu peur de la mort en te demandant s’il y a vraiment « quelque chose » et surtout Quelqu’un de l’autre côté. Oui, c’est vrai, nous lisons avec des ciseaux dans nos lunettes ; et nous avons tous à nous surveiller parce que nous voulons respecter la Bible tout en ne voulant pas la lire idiots – et on voit vite à quelles impasses mène une lecture archi littérale de la Bible. Finalement, est-ce que je découpe, ou bien est-ce que j’annote en marge ? Peut-être faudrait-il faire comme les massorètes qui recopiaient le texte hébraïque : reproduire religieusement les fautes, et marquer dans la marge ce que nous croyons devoir lire. Ce serait une piste intéressante à suivre.

Cela étant posé, il est bon de nous souvenir de notre vocation, surtout si nous avons le ministère de la Parole : « Car la parole de Dieu est vivante, agissante, plus acérée qu’aucune épée à deux tranchants ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur. » (Hé 4.12) Ces affirmations sont rudes ; elles sont également rassurantes, davantage que ne l’est une parole morte, inerte, émoussée comme un couteau en plastique, ne sachant déranger ni notre âme, ni notre esprit, ni même notre corps, une parole que nous jugerions avec nos sentiments et les pensées de notre cœur. Cela, c’est la Bible réduite à l’état de patrimoine culturel. Je plaide ici pour la Bible héritée de la foi de ceux qui nous ont précédé, afin que nous-mêmes transmettions la flamme de l’Évangile à ceux qui nous suivront. Est-elle un trésor pour nous ? A-t-elle changé notre vie ? Nous rend-elle joyeux ? Dans ce cas, la question ne se posera même pas. Un trésor, ça se partage, spontanément.

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11 Réponses à “Le syndrome de Jefferson, par Philippe Malidor”

  1. Malidor dit :

    Il faut plutôt les convaincre! L’époque des bûchers n’avait rien de chrétien: c’était aussi une forme d’arrachage de versets (Jn 18.10-11; Mt 26.52-53).
    Heureusement, cher Jacques, que ceux qui te connaissent savent que tu es moins méchant que tu n’en as l’air! Fraternellement.

  2. Benoit Clépoint dit :

    En faisant lecture de ton article un seul mot me vient à l’esprit : intelligence
    Non pas l’intelligence qui permettra de réussir le concours des grandes écoles mais l’intelligence qui nous apporte le meilleur regard sur Dieu et nous et donc en grande partie l’intelligence de notre comportement. Rien de scandaleux dans tes propos mais que du naturel qui me font aussi penser à un commentaire que j’avais reçu quant à ma présence au culte : « mieux vaut être sur ton vélo et penser à Dieu que d’être présent au culte et penser à ton vélo »
    C’est avec notre intelligence que nous réussirons à allumer la flamme de l’Evangile dans le contexte de notre société d’aujourd’hui

  3. Dubourg Philippe dit :

    Bonjour Philippe,
    Ton article est d’une « impertinence » pertinente dans notre société de la communication du non dit pour surtout ne fâcher personne. Oui il faut savoir réagir comme tu le fais régulièrement. Si on ne croit pas à la Résurrection de Jésus et aux miracles accomplis pendant son ministère terrestre, peut-on dans ces conditions affirmer que nous sommes Chrétiens avec Foi et Espérance, sans oublier lors de notre Confession de Foi, nous déclarons reconnaître que la Bible, l’Ancien et le Nouveau Testament sont la Parole de Dieu, parole vivante et source de vie. Bien Fraternellement et à bientôt.

  4. Sylvie Franchet d'Espèrey dit :

    Merci pour ce texte, Philippe. Je suis mille fois d’accord, même s’il m’arrive à moi aussi d’avoir besoin d’abord de consolation… Corinne Akli était ce jour-là un témoin, tout simplement. C’est bien de le dire!

    Deux idées pour poursuivre :
    1. Contre l’affadissement. On pourrait peut-être ajouter à l’exploitation parfois complaisante du thème de l’amour de Dieu, le thème de « Dieu-qui-ne-veut-pas-que-nous-culpabilisions [sic] ». Il peut y avoir un sentiment de culpabilité vain et destructeur, mais il y en a aussi un qui est sain et nécessaire. Sinon, pourquoi la grâce ? Et puis, sinon, où irions-nous ?
    2. Prendre au sérieux. J’ai connu un pasteur qui disait dans la prière « Pardonne-nous de ne pas prendre au sérieux tes promesses ». Oui, prendre au sérieux ce qui est écrit, ce qui a été vécu et transmis, les miracles comme les promesses : ce n’est pas facile, mais c’est le moins qu’on puisse faire.

  5. Malidor dit :

    Chère Sylvie,
    Merci pour ces compléments extrêmement pertinents. Car oui, il y a une culpabilité utile et bénéfique pour nous. Il est d’ailleurs curieux que beaucoup de protestants aient transformé le pessimisme (peut-être excessif) des Réformateurs sur la nature humaine en un angélisme que rien ne vient conforter. Reportez-vous à vos médias habituels. Sans oublier l’anniversaire que nous commémorons en ce 8 mai…
    Sur votre point 2, c’est la contrepartie: je pense qu’un de nos péchés les plus graves consiste à ne pas voir ou à ne pas croire que Dieu nous aime immensément. « Si tu savais le don de Dieu », dit Jésus à la Samaritaine dont l’existence est très chahutée…
    Le problème, c’est que l’on confond amour et approbation. Tous ceux qui ont des enfants savent pourtant la différence qu’il y a entre ces deux dimensions, qui coexistent sans contradiction.

  6. Annick Joigny dit :

    Il me semble que la polémique aussi, quand elle vise, non à faire du mal par plaisir mais à réveiller pour permettre de porter plus de fruit, nous vient de Dieu aussi, en tant qu’il émonde les sarments que nous sommes…
    Corinne Akli elle même est bien placée pour dire ce que tu cites , après avoir accepté de confronter sa foi et les mots qui l’expriment aux réactions de ceux qui fréquentent non les Temples mais les cafés, etc… Ecole d’évangélisation d’où l’on sort grandi et avec une foi renforcée, si l’on tient bon la barre, mais qui risque parfois de faire trouver fade la vie d’Eglise plus institutionnelle…Et il faut bien réaliser qu’à la radio, elle touche avant tout non ceux qui sont au culte à ce moment là, mais ceux qui sont « en recherche », « distanciés », voire athées, et se font de notre foi et de nos pratiques une image parfois bien caricaturale.
    Amitiés Annick.

  7. Jean-Luc B dit :

    Il est réjouissant de constater qu’il existe encore des « rémouleurs » redonnant du tranchant à une Parole que la peur des conflits essaie d’émousser. Nous sommes dans une société qui a eu la chance de ne plus connaître de guerre depuis plus de 60 ans et il semblerait que cela nous incite malheureusement à éviter tout ce qui serait du domaine de la confrontation et des tensions conflictuelles. Aussi bien intérieurement que dans nos relations aux autres. Ça pourrait expliquer cet évangile « soft » qui escamote la croix sanglante et toutes les affirmations choquantes qui pourraient fâcher l’auditeur.

    Comme tu le fais très bien remarquer, les chrétiens orientaux qui souffrent actuellement à cause de leur foi ne risquent pas de tomber dans les mêmes travers, car ils sont conscients que c’est leur identité même qui est mise en question. L’enjeu est clair : il s’agit de savoir si cela vaut la peine de vivre et de mourir pour ce que l’on croit.

    Nos lunettes parpaillotes occidentales auraient-elles besoin d’un bon nettoyage pour retrouver une Parole tranchante qui puisse mettre en lumière nos contradictions ?…

  8. Frank LAFFERRIERE dit :

    Merci pour cet article !!!
    Depuis le temps que s’émousse l’efficacité de l’église dans sa mission d’annonce de la bonne nouvelle par abus d’édulcoration pour ne pas choquer ou perturber, on en est au même point que la femme à la perte de sang de l’évangile. L’église se doit de toucher ne serait-ce que le pan du vêtement de Jésus, pour faire disparaitre sa Spiritualité Introvertie Dominicale et Apathique (tant pis et pardon si le sigle choque). En effet, si nous nous comportons comme si nous avions honte de l’évangile (cf Ro 1 16), ne nous étonnons pas de voir s’amenuiser notre système immunitaire spirituel et d’en subir les conséquences.
    Le chrétien est un bipède dont les jambes sont la Parole -Dieu parle- et la prière par la foi en la Parole -on parle avec Dieu-; tout par la Parole, mais toute la Parole, le reste est vêtement. Or, tout le monde sait qu’on ne peut compter sur les habits, si importants soient-ils, pour tenir debout et marcher (à moins qu’ils ne tiennent debout tout seuls ce qui signifie qu’ils sont fort sales…).
    Peut-être avons-nous négligé le fait que ce n’est pas l’église qui fait le chrétien, mais les chrétiens qui font l’Église ?
    Peut-être avons-nous cru que l’assiduité aux offices nous suffirait un peu comme si le fait d’aller tous les jours au fastfood suffisait à faire de nous des hamburgers ?
    Nous sommes supposés être des pierres vivantes (contre lesquelles les ciseaux se brisent), alors prenons la bonne nouvelle dans son intégralité. L’apôtre Paul, que la bonne nouvelle a passablement dérangé quant il l’a reçue, a écrit d’avoir pour chaussures à nos pied le zèle que donne l’évangile de paix (Eph 6 15). Pourquoi préciser que les chaussures vont aux pieds ? Sans doute pour nous éviter de marcher à côté de nos pompes !
    Prenons notre part de responsabilité car nous avons d’une certaine façon, par crainte, négligence que sais-je ? laissé s’implanter ce pseudo évangile guimauve.
    Merci donc encore pour ce salutaire coup de pied aux fesses. Ne nous endormons plus, cela nous évitera d’avoir à nous indigner…

  9. Philippe Malidor dit :

    Je suis au regret de m’auto-commenter en soulignant que la décision prise par l’EPUF, le 17 mai 2015, permettant aux églises lui étant affiliées de bénir des unions homosexuelles, me paraît être l’illustration caricaturale du thème que j’aborde dans l’article. Là, on est passé au-delà de l’interprétation et de l’herméneutique pour dériver dans l’opposition à l’Ecriture sur un sujet où elle ne permet pas d’ambiguïté. Je n’ignore pas que l’homosexualité censurée dans la Bible n’est globalement pas la même que celle qui nous pose question aujourd’hui. Je ne nie pas non plus que sur le plan pastoral, cette affaire est humainement complexe et qu’elle ne peut pas être résolue par de simples anathèmes. Il n’en reste pas moins qu’en cédant à l’air du temps, le synode de l’EPUF s’attaque frontalement à un principe créationnel. Sur le plan pratique, cela va poser de graves problèmes, notamment par rapport aux enfants que ces couples ne manqueront pas de vouloir s’attribuer, au prix de l’éviction totale ou presque de l’un des géniteurs des enfants dont ils s’attribueront la charge. Bénir une action aussi mauvaise, c’est une perspective à laquelle je ne souhaite pas être associé.

    • Hilbold dit :

      Je suis d’accord avec vous et quelle sera la position de l’EPUF quand à la GPA et tout ce qui concerne la filiation et allons nous supprimer dans la prière que Jésus a appris aux Apôtres « Notre Père…. qui êtes aux cieux, on le remplace par quoi. Non cette question est beaucoup plus importante que simplement une bénédiction car pour bénir un péché il faut que le pécheur demande pardon.
      Je me suis battu en 2014 contre certains pasteurs dont ma nièce car elle disait il faut être moderne!!

      Salutations fraternelles en Christ

      Alain Hilbold

  10. Hilbold dit :

    Je suis Protestant Luthérien et très attaché aux textes bibliques et je suis contre que l’on retranche des passages, des versets, des chapitres de Notre Livre et puis qui va faire cela, pour moi il n’y a que Dieu lui-même qui pourrait le faire mais je crois qu’il n’en pas envie. Pour certain(e)s dans notre Eglise il faudrait contextualiser cette Bible, la moderniser et y mettre de la sauce moderne. C’est la thèse des partisans de la bénédiction des couples de même sexe dans notre Eglise car il considère que l’homosexualité n’est pas un péché, il faut arracher le Deutéronome et certains passages de l’Apôtre Paul et pour les assassins supprimer le cinquième commandement. A chacun sa Bible et une bonne conscience. Je suis contre le péché pas contre de pêcheur, car lui devra s’arranger avec sa conscience et avec son Seigneur, cela n’est pas mon affaire. Tout pêcheur et j’en suis un gros doit demander pardon pour ses fautes et je prie le Seigneur tous les jours afin qu’il me pardonne et me montre le chemin qui conduit à lui.
    Salutations fraternelles en Christ

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