Elle a dressé plusieurs pistes de réflexion, expliquant notamment comment des perspectives d'avenir décourageantes peuvent s'auto-réaliser, ou comment l'anticipation d'une pauvreté future aggrave la pauvreté actuelle.

Le manque d’espoir empêche-t-il de sortir du cercle vicieux de la pauvreté ? C’était le thème de la conférence proposée le 25 juin 2014 à l’IPT par Esther Duflo pour Le forum de Regardsprotestants. Face à près de 80 personnes, l’économiste, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), conseillère de la Maison-Blanche sur les questions de développement et protestante engagée, est revenue, lors de son propos, sur trois aspects. D’abord en expliquant que des perspectives d’avenir décourageantes peuvent s’auto-réaliser, ou comment l’anticipation d’une pauvreté future aggrave la pauvreté actuelle.

Esther Duflo a ensuite dévoilé l’impact du désespoir sur la capacité à prendre des décisions, montrant que le stress, la dépression ou les soucis induits par la pauvreté peuvent entraîner de mauvais choix. Enfin, elle a rappelé que les décisions sont souvent prises dans un monde de rationalité limitée, l’individu choisissant de ne pas se confronter à l’avenir, évitant d’y penser, parce qu’il est sombre. L’économiste a conclu sur l’idée que l’espoir comme « capabilité » permet aux gens de réaliser leur potentiel, quand le désespoir détruit à la fois la volonté et la capacité à s’investir dans son avenir et à croire en soi.
Le reportage :

L’interview d’Esther Duflo :

(Ré)écoutez son intervention en intégralité :

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